ROME, LE MYSTÈRE (61) : Et c’est bientôt le soir

In: Rome le mystère

On: 29 octobre 2018

 

Photographie © Odile d'Harnois

 

 

 

 

 

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Et c’est bientôt le soir

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Chacun se tient seul sur le coeur de la terre

Transpercé d’un rayon de soleil

Et bientôt c’est le soir.

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Salvatore Quasimodo (1901-1968) – Anthologie bilingue de la poésie italienne, Gallimard, 1994

 

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Ed è subito sera

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Ognuno sta solo sul cuor della terra

Trafitto da un raggio di sole :

Ed è subito sera.

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Salvatore Quasimodo (1901-1968) – Poesie e discorsi sulla poesia, Milan, 1996

 

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        Photographie : Jardins romains © Odile d'Harnois 


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Pour en savoir plus

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Salvatore Quasimodo  (1901-1968)

Images may be subject to copyright

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❖ Une biographie

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Né le 20 août 1901 à Modica, dans la Province de Raguse en Sicile, Salvatore Quasimodo (1901-1968) fut l’une des figures majeures de la poésie italienne du XXe siècle. Traducteur (Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide, Catulle, Virgile, Shakespeare, Molière, Neruda, etc.), auteur de recueils d’une beauté absolue, dont Le Hautbois submergé et Et soudain c’est le soir, il a reçu le prix Nobel de littérature en 1959. Vingt ans auparavant, ses Lyriques grecs provoquèrent enthousiasme critique et scandale académique, avant que ses détracteurs ne reconnaissent définitivement son génie poétique. Il mourut à Naples le 14 juin 1968.

Source : Le Printemps des poètes

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❖ Dernière(s) parution(s) en France

  • Salvatore Quasimodo : La Lyre grecque – poésie (préface de l’auteur) – édition bilingue traduite de l’italien et postfacée par Patrick Reumaux – Vagabonde, 2018

Présentation de l’éditeur :

Redonner à des textes antiques (Sapphô, Alcée, Erinna…) valeur de voix poétique : tel fut le défi que se lança Salvatore Quasimodo. Tenter d’approcher de façon vraisemblable le « chant » qu’ils véhiculent, la « cadence interne de la parole érigée en vers » créatrice de sens. Si cette approche déconcerta nombre de ses contemporains, aujourd’hui encore on peut ressentir le souffle constant qui anime ces pages d’une sombre beauté, essentielles à la compréhension de nos cultures occidentales.

Comme le souligne Patrick Reumaux dans sa postface : « Retraduire Shakespeare, Donne, Dante, Cervantès. Retraduire, ou recommencer à traduire n’est pas tenter de mieux imiter en corrigeant les défauts des traductions antérieures, en prenant pour modèles des copies antérieures qu’il s’agirait de « restaurer », c’est « habiter et défendre Babel », c’est ouvrir un nouveau chemin de culture dans l’œuvre, la cultiver autrement, trouver dans l’œuvre un nouveau point de départ, une nouvelle traverse, ce labyrinthe droit dont parle Borges, labyrinthe où le verbe recommencer n’a plus le sens que la répétition bouffonne lui confère, mais signifie commencer quelque chose d’autre, annonce une seconde venue, une seconde vue, la liberté même du traducteur qui fait de l’œuvre traduite, littéralement et dans tous les sens, une revenante. »

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❖ Autres poèmes

  • Poème à lire en français :  « Voilà plusieurs nuits déjà »Le bar à poèmes

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1 comments

Répondre Caroline D.
31 octobre 2018

Quand je lis à voix haute les textes en italien, moi qui n’ai jamais qu’effleuré cette langue, je me dis que l’eau, celle des îles, qui la comprend bien il me semble, doit en aimer mille fois la chanson.

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