ROME, LE MYSTÈRE (43) : Rien, c’est que me plaisent depuis toujours les choses muettes

In: Rome le mystère

On: 15 septembre 2017

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Photographie : Voile de lumière © Odile d'Harnois

 

 

 

 

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[RIEN, C’EST QUE ME PLAISENT DEPUIS TOUJOURS LES CHOSES MUETTES]

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Rien, c’est que me plaisent depuis toujours

les choses muettes,

quand le moi se tait

et qu’enfle la voix

non seulement des oiseaux

mais aussi du silence de l’armoire

et de la table

de la lampe et du lit.

Alors rien,

je vis dans un nuage de lumière

où tout frissonne

et se met à la parole, alors je bois

à l’orée du monde

à sa fontaine.

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Chandra Livia Candiani (Milan, 1952) 

In La bambina pugile ovvero La precisione dell’amore, Giulio Einaudi editore, 2014

Traduit de l’italien par Odile d’Harnois

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[ NIENTE, È  CHE A ME PIACCIONO DA SEMPRE LE COSE MUTE ]

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Niente, è che a me piacciono da sempre

le cose mute,

quando l’io zittisce

e si alza il volume della voce

non solo degli uccelli

ma anche del silenzio dell’armadio

e del tavolo

della lampada e del letto.

Allora niente,

vivo in una nuvola di luce

dove tutto rabbrividisce

e fa parola, allora bevo

all’orlo del mondo

alla sua fontana.

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Chandra Livia Candiani (Milano, 1952)

In La bambina pugile ovvero La precisione dell’amore, Giulio Einaudi editore, 2014

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Photographie © Odile d’Harnois

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Pour en savoir plus


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 Chandra Livia Candiani (Milan, 1952)

Images may be subject to copyright

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❖ Chandra Livia Candiani est née à Milan en 1952. Elle traduit des textes bouddhistes et donne des cours de méditation. Elle a publié en Italie les recueils de poésie Io con vestito leggero (Campanotto 2005), La nave di nebbia. Ninnananne per il mondo (La biblioteca di Vivarium 2005), La porta (la biblioteca di Vivarium 2006) e Bevendo il tè con i morti (Viennepierre 2007).

Source : Giulio Einaudi editore

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  Lecture du poème italien Niente … de Chandra Livia Candiani :   Voce : Karl Esse – (Chandra Livia Candiani) Il silenzio sussurrante degli oggetti  (Vidéo YouTube)

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1 comments

Répondre Caroline D
15 septembre 2017

Je lis le premier, la traduction, et mon être vibre aux mots et aux images. Et puis l’original, à voix haute, me fait vibrer à nouveau. À la beauté encore, mais à l’idée aussi que ce sont ces mots-là, ces sons-là, ainsi enchaînés, qui sont sortis du silence.
Merci Odile. Pour vos généreux partages.

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