ROME, LE MYSTÈRE – 1 –

In: Rome le mystère

On: 9 mars 2016

 

 

 

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Éclaircie en hiver

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Le bleu renaît du gris, comme la pulpe éjectée d’un raisin noir.
Toute l’atmosphère est comme un œil trop humide, où raisons et envie de pleuvoir ont momentanément disparu.
Mais l’averse a laissé partout des souvenirs qui servent au beau temps de miroirs.

 

Il y a quelque chose d’attendrissant dans cette liaison entre deux états d’humeur différente. Quelque chose de désarmant dans cet épanchement terminé.

 

Chaque flaque est alors comme une aile de papillon placée sous vitre,
Mais il suffira d’une roue de passage pour en faire jaillir la boue.

 

Francis Ponge, Pièces, dans Œuvres complètes, I, Gallimard, La Pléiade, p. 720-721

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Photographies © O.d'Harnois

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7 comments

Répondre ventisqueras.
13 mars 2016

incantevoli immagini da angolazioni molto personali
grazie, un caro saluto

Répondre lecturesaucoeur
13 mars 2016

Tante grazie!
Un caro saluto

Répondre caroline D
11 mars 2016

et tes photos sont belles… valent le coup d’être regardées de près, j’aime particulièrement la dernière.

Répondre lecturesaucoeur
12 mars 2016

Merci, Caroline, pour ce commentaire qui me fait bien plaisir … 🙂

Répondre Myopaname
10 mars 2016

Cet homme n’aimait pas le parlé ordinaire… 😉

Répondre la bouche à oreilles
9 mars 2016

Ce poème est merveilleusement évocateur et fait naître des tas d’images enfouies !

Répondre lecturesaucoeur
10 mars 2016

La sensation qui affleure, comme revenue du passé …

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