LIBRES CADENCES : L’arraché vivant

In: Libres Cadences

On: 30 juin 2016

Campagne_toscane

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L’ ARRACHÉ VIVANT

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Qu’advient-il des mots quand ils s’abîment

dans le cercle hypnotique

et poreux

du mutisme originel

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comme une étoile pulvérisée

bascule dans le néant

le verbe à corps

perdu dans les ellipses du vide

s’épuise se dilue et se fond

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ne reste alors que le cri

l’arraché vivant le noir de l’être

le souffle qui se déploie tel une empreinte

vibratoire

l’intime comme expulsé du profond de soi

.

poussières d’or soufflées sur l’azur

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en un éclair pourtant le vent qui purifie

ramène à l’ordre bleu du langage

et sur le toit des chapelles la lumière

trame dans les blancs ambigus du silence

la subite résurgence de la parole

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et du sens

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Odile d’Harnois

L’arraché vivant in Libres cadences (2016)

Photographie © Odile d’Harnois

 


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Silences

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4 comments

Répondre Le Maxi-Mottain
2 juillet 2016

Bonjour,

Un magnifique poème…..Bravo !!

Personnellement j’aime bien le début qui est très vrai :

Qu’advient-il des mots quand ils s’abîment

dans le cercle hypnotique

et poreux

du mutisme originel….

En effet, qu’advient-il des mots ??

@ bientôt

Répondre Guy Allix
1 juillet 2016

J’adore cette accroche :
« ne reste alors que le cri
l’arraché vivant le noir de l’être
le souffle qui se déploie tel une empreinte
vibratoire
l’intime comme expulsé du profond de soi »
Si vraie. Le souffle du poème.
Merci Odile.
Guy

Répondre Caroline D
30 juin 2016

Je suis d’accord avec Denise. Photo et mots.

À quoi je me permets d’ajouter mes trois lignes préférées… ou du moins, celles qui ont résonné le plus fort en moi à cette première lecture…

« ne reste alors que le cri
l’arraché vivant le noir de l’être

l’intime comme expulsé du profond de soi »

Répondre Denise
30 juin 2016

Une chapelle si jolie et des mots tout simplement magnifiques.
Merci Odile

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