6.4.X : L’ espoir chevillé au corps

In: 6.4.X - Une mécanique de l'espoir

On: 26 septembre 2018

 

 

6.4.X – Une mécanique de l’espoir

Une présentation du recueil par son auteur

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Comment la souffrance mène à une réification du corps

Quand l’homme —  défaillant, malade, blessé — se bat pour rester en vie, la perception intime qu’il peut avoir de la dualité corps-esprit s’exacerbe brutalement. Le désir de maîtriser la souffrance, de ne pas se laisser submerger par ses cruels assauts  le pousse alors quelquefois à se détacher de ce qui le torture. Pour ce faire, il tente de réifier le corps afin de mieux le mettre à distance. En devenant objet d’attention, de colère, d’études ou d’expérimentation, le corps se réduit alors à son plus simple appareil — un mécanisme biologique, une machine naturelle — et semble alors pouvoir être aisément réparé.

 

Dualité corps-esprit et paradoxe de l’homme moderne

Construit autour du paradoxe de l’homme moderne, qui voit, dans le même temps, la science humaniser les robots et chosifier le corps humain à force d’en décomposer tous les rouages, le recueil poétique 6.4.X explore la dualité corps-esprit à la lumière du verbe et réintroduit dans le texte l’unité glorieuse de l’être. Vecteur d’harmonie, l’espoir est le liant qui dynamise la part d’intangible de l’âme et du coeur. Frontière visible entre l’intime et le monde extérieur, frémissante, frissonnante, rougissante, la peau est la page où les sentiments s’affichent. Elle est aussi la page où l’espoir s’écrit dès le plus jeune âge. En effet, griffée ou écorchée, la peau se régénère et cicatrise. Les accidents qui entament notre intégrité physique ne sont pas tous mortels. Et c’est peut-être là l’une des plus grandes leçons d’optimisme qu’à l’orée de l’existence le corps spontanément nous donne.

 

Entre photographie et poésie 

Au point de jonction du mot et de l’image, 6.4.X met ainsi le corps en scène. Évacué des photographies en noir et blanc du recueil, pétrifié ou morcelé, il occupe en revanche tout l’espace du texte. Une façon de souligner qu’insensiblement, le corps humain perd en présence charnelle ce qu’il gagne en force d’évocation poétique.

 

Odile d’Harnois

 

 

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  Photographies © Odile d'Harnois

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Photographie © Odile d'Harnois

 

 

 

 

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Pour en savoir plus

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❖ Pour découvrir le recueil : 

6.4.X – Une mécanique de l’espoir

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1 comments

Répondre Caroline D.
26 septembre 2018

Chère Odile,
Je croyais, j’espérais… pouvoir commander un livre, un vrai, de papier. Pour l’avoir à portée de main et d’âme. Pouvoir le laisser traîner sur mon bureau, sur la table, l’ouvrir au gré des jours. L’emporter avec moi sur la montagne, m’en inspirer dans un café.
En attendant, quelle belle présentation. Merci de mettre autant de coeur et de beauté à dire les choses.
Caroline

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